Il y a quelques jours déjà, le ministère de l’Intérieur a publié son bilan statistique définitif de la délinquance pour l’année 2025, accompagné de son atlas départemental.
Les chiffres montrent une réalité contrastée.
En France, les atteintes aux personnes continuent d’augmenter :
- +5 % de violences physiques, dont +6 % de violences intrafamiliales ;
- +8 % de violences sexuelles ;
- +9 % de viols et tentatives de viol ;
- +4 % de tentatives d’homicide.
Les escroqueries poursuivent également leur progression (+7 %), tout comme les infractions liées aux stupéfiants (+7 % pour l’usage, +9 % pour le trafic).
À l’inverse, plusieurs formes de délinquance reculent : les cambriolages (-3 %), les vols de véhicules (-9 %), les vols dans les véhicules (-9 %) ou encore les vols avec armes (-8 %).
Dans les Vosges, le bilan appelle lui aussi à la vigilance
- +9,5 % d’atteintes aux biens ;
- +8,8 % d’atteintes volontaires à l’intégrité physique, soit 3 863 faits recensés ;
- 47,5 % des agressions contre les personnes surviennent dans le cadre familial ;
- +10,7 % d’infractions liées aux stupéfiants, malgré plus de 50 opérations menées contre les trafics ;
- 30 033 procès-verbaux traités par la justice, soit une hausse de près de 4 % de l’activité pénale ;
- 225 accidents, 30 personnes tuées et 280 blessées sur les routes vosgiennes, le bilan le plus lourd depuis 2012 ;
- Seule note positive : les atteintes à l’environnement reculent de 5,5 %.
Face à ces constats, la sécurité ne peut pas être réduite à une succession de polémiques ou de slogans.
La sécurité est un droit fondamental. Les premiers à souffrir de la délinquance sont souvent les plus fragiles : les habitants des quartiers populaires, des communes rurales, les personnes âgées, les femmes victimes de violences ou encore les familles confrontées au trafic et aux incivilités.
La gauche ne doit laisser à personne le monopole de cette question essentielle.
Le Parti socialiste défend une approche fondée sur trois exigences.
1. Une République qui protège
Cela passe par des effectifs de police et de gendarmerie en nombre suffisant, correctement formés, présents sur le terrain, au plus près des habitants, avec une véritable police de proximité capable de prévenir autant que d’intervenir.
2. Une justice qui fonctionne
Les magistrats, les greffiers, les services pénitentiaires et la protection judiciaire de la jeunesse manquent toujours de moyens. Une réponse pénale rapide est indispensable pour protéger les victimes, sanctionner les auteurs et lutter efficacement contre la récidive.
3. Une politique de prévention ambitieuse
La lutte contre la délinquance commence aussi par l’école, l’éducation populaire, les associations, la santé mentale, la prévention des addictions, l’accompagnement des familles et l’insertion des jeunes.
Prévenir n’est pas être laxiste : c’est agir en amont pour éviter de nouvelles victimes.
Opposer fermeté et prévention est une impasse. Une politique de sécurité efficace repose sur les deux. Elle exige des moyens pour les forces de l’ordre, une justice à la hauteur des enjeux, mais aussi des services publics solides et une action de prévention continue.
La sécurité est un droit républicain. Elle mérite mieux que des postures. Elle exige des actes.
C’est cette vision que le Parti socialiste continuera de défendre dans les Vosges comme partout en France.
