Le tourisme est une formidable richesse pour les Vosges.
Selon les chiffres avancés par le Conseil départemental, notre territoire accueille chaque année
plus de 4 millions de nuitées touristiques, et
près de 10 millions de séjours si l’on tient compte des visiteurs hébergés dans leur famille ou chez des amis.
Les retombées économiques sont estimées à près d’un milliard d’euros par an.
Ces chiffres montrent combien le tourisme est essentiel à notre économie. Il fait vivre des milliers de salariés,
soutient les hébergements, les restaurants, les commerces, les producteurs locaux et participe à l’attractivité
de nos vallées comme de nos montagnes.
Mais cette réussite pose désormais une question essentielle :
comment accueillir toujours plus de visiteurs sans dégrader ce qui fait justement la richesse des Vosges ?
Les exemples sont nombreux.
Aux cascades de Tendon, la fréquentation atteint aujourd’hui
120 000 à 130 000 visiteurs par an, soit près de deux fois plus qu’avant la crise sanitaire.
Sur la Route des Crêtes, les embouteillages deviennent réguliers lors des week-ends et des vacances.
Les files de camping-cars s’allongent, les stationnements sauvages se multiplient et certains sentiers subissent une érosion croissante.
Cette fréquentation génère également des coûts importants pour les collectivités :
entretien des routes et des sentiers, parkings, collecte des déchets, assainissement,
interventions de secours, protection des espaces naturels…
Ces conséquences ne concernent d’ailleurs pas seulement les grands sites naturels.
Dans les communes touristiques, la pression se retrouve aussi sur
le logement, le stationnement, les déchets, la tranquillité publique et les services locaux.
Dans le même temps, les associations environnementales alertent sur le dérangement de la faune
dans plusieurs secteurs sensibles du massif.
Le constat est simple : le problème n’est pas le tourisme. Le problème est l’absence d’une véritable stratégie départementale permettant d’organiser cette fréquentation.
Face à cette réalité, nous refusons deux impasses :
-
celle qui consisterait à fermer la montagne aux visiteurs,
comme si protéger la nature signifiait interdire son accès ; -
celle qui laisserait croire que l’on peut accueillir toujours plus de monde sans préparer l’avenir,
en laissant les communes, les habitants et les milieux naturels supporter seuls les conséquences de cette fréquentation.
LES VOSGES NE DOIVENT PAS CHOISIR ENTRE LE TOURISME ET LA NATURE. ELLES DOIVENT RÉUSSIR LES DEUX.
C’est pourquoi le Parti socialiste des Vosges propose d’engager une véritable stratégie départementale autour de plusieurs priorités :
- publier chaque année un bilan de la fréquentation des principaux sites naturels ;
- mesurer le coût réel supporté par les communes pour accueillir les visiteurs ;
- développer des navettes touristiques afin de limiter la circulation automobile dans les secteurs les plus fréquentés ;
- organiser des aires de stationnement adaptées, notamment pour les camping-cars, en dehors des espaces naturels les plus fragiles ;
- mieux répartir les visiteurs sur l’ensemble du territoire vosgien afin de réduire la pression sur quelques sites emblématiques et de faire bénéficier davantage de communes des retombées du tourisme ;
- soutenir un tourisme créateur d’emplois durables, qualifiés et correctement rémunérés ;
- préserver une offre de logements accessibles à l’année pour les habitants, les jeunes actifs et les travailleurs saisonniers, notamment dans les secteurs où le développement des meublés touristiques exerce une forte pression sur le marché immobilier ;
- renforcer la protection des zones de quiétude de la faune ;
- évaluer les nouveaux équipements touristiques au regard de leurs impacts environnementaux, économiques et sociaux ;
- coordonner les politiques touristiques entre le Département, les intercommunalités et les communes, notamment sur les mobilités, le stationnement, le logement touristique et la protection des espaces naturels.
Le tourisme représente près d’un milliard d’euros de retombées économiques pour notre département.
Une partie de cette richesse doit aussi servir à financer la préservation de ce qui fait venir les visiteurs :
nos paysages, nos forêts, notre biodiversité et les communes qui les entretiennent tout au long de l’année.
Préserver le massif vosgien n’est pas un frein au développement.
C’est la condition pour que les générations futures puissent continuer à y vivre, y travailler
et accueillir des visiteurs dans un environnement préservé.
LE SUCCÈS TOURISTIQUE DES VOSGES EST UNE CHANCE. À NOUS DE FAIRE EN SORTE QU’IL NE DEVIENNE JAMAIS UNE MENACE
POUR NOTRE PATRIMOINE NATUREL, POUR NOS HABITANTS ET POUR L’AVENIR DE NOTRE TERRITOIRE.
