Le conseil municipal du 5 juin était largement consacré aux finances de la Ville avec l’examen du Compte Financier Unique 2025 et du budget supplémentaire 2026.
Si la situation financière apparaît aujourd’hui plus stable qu’il y a quelques années, plusieurs interrogations demeurent.
La dette communale reste supérieure à 42 millions d’euros. Le besoin de financement dépasse 5 millions d’euros et près de 7 millions d’euros d’investissements votés n’ont toujours pas été réalisés. Le taux de réalisation des investissements n’atteint que 46 %.
Ces chiffres posent une question simple : comment expliquer l’écart persistant entre les projets annoncés et les réalisations concrètes ?
Le budget supplémentaire 2026 confirme cette interrogation. Sur plusieurs millions d’euros reportés d’une année sur l’autre, seuls 530 000 euros correspondent à de nouveaux investissements. La question n’est donc pas seulement celle des annonces, mais celle de la capacité à transformer les engagements en réalisations.
Les débats ont également porté sur les mobilités. L’exemple du réaménagement de la rue des Genêts interroge. Son coût est passé de 408 000 à 737 000 euros en quelques mois, soit une augmentation de plus de 80 %. Dans le même temps, les aménagements cyclables prévus se limitent essentiellement à du marquage au sol, loin de l’ambition nécessaire pour développer des déplacements plus sûrs et plus durables.
D’autres sujets importants ont été abordés : l’accès aux soins, l’installation de professionnels de santé, l’avenir économique du territoire, la restauration étudiante ou encore la transition écologique.
Sur chacun de ces dossiers, une même question demeure : notre territoire se contente-t-il d’appliquer les obligations minimales ou porte-t-il une véritable ambition pour son avenir ?
Pour les socialistes, la réponse passe par une exigence de transparence, une gestion rigoureuse des finances publiques, des investissements réellement réalisés et une ambition forte pour les services publics, les mobilités, la santé et l’emploi.
Les Déodatiens attendent des résultats concrets. C’est à cette aune que les politiques publiques doivent être évaluées.