C’est la rentrée scolaire, les chiffres sont là :

157 classes supprimées depuis 2022 dans les Vosges.
37 nouvelles fermetures pour cette rentrée.

Oui, la démographie scolaire baisse dans notre département. Nous sommes passés de près de 79 000 élèves en 1990 à environ 55 000 aujourd’hui.

Mais pour le Parti socialiste des Vosges, cette évolution ne peut pas conduire à une équation aussi simple :

moins d’élèves = moins de classes = moins d’écoles = demain moins de collèges.

La démographie scolaire n’évolue d’ailleurs pas partout de la même manière. Elle peut baisser dans un territoire, se stabiliser dans un autre et repartir à la hausse ailleurs.

Dans un département rural comme le nôtre, les décisions doivent donc être pensées dans la durée et au plus près des réalités locales.

Car fermer une classe ou réorganiser une école n’a pas les mêmes conséquences dans les Vosges que dans une grande métropole.

Il y a les distances, les transports scolaires, les vallées, les petites communes, les conditions hivernales, mais aussi la vie de nos villages et de nos bourgs.

Une école qui s’affaiblit, c’est souvent toute une commune qui se fragilise.

ET DEMAIN, NOS COLLÈGES ET NOS LYCÉES ?

La question ne concerne déjà plus seulement les écoles.

Plusieurs petits collèges vosgiens connaissent des effectifs faibles et leur avenir pourrait, à terme, être posé.

Le Parti socialiste des Vosges refuse qu’un simple seuil d’effectifs devienne à lui seul un couperet.

Car lorsqu’un établissement s’éloigne, ce sont aussi des journées qui s’allongent, davantage de kilomètres en bus, plus de fatigue pour les jeunes et un service public qui disparaît progressivement d’un bassin de vie.

Cette vigilance doit également concerner nos lycées.

L’école, le collège et le lycée ne sont pas seulement des établissements scolaires : ils sont aussi des outils essentiels d’aménagement du territoire.

CE QUE PROPOSE LE PARTI SOCIALISTE DES VOSGES

Nous voulons sortir d’une gestion uniquement comptable de la baisse démographique.

Moins d’élèves peut aussi être une occasion de mieux enseigner.

Cela doit permettre de maintenir des effectifs raisonnables, notamment en maternelle et en primaire, de mieux accompagner les enfants en difficulté et de renforcer les moyens humains : AESH, RASED, remplacements, médecine et psychologie scolaires.

Cela doit aussi permettre d’améliorer les conditions de travail des enseignants, des ATSEM, des AESH et de l’ensemble des personnels qui accompagnent quotidiennement nos enfants.

Mais il faut également entendre les difficultés des collectivités.

Les communes et intercommunalités doivent investir, entretenir des bâtiments, organiser des services et parfois adapter leurs équipements alors qu’elles ne maîtrisent pas les décisions d’ouverture ou de fermeture de classes.

Elles ne peuvent pas découvrir, d’une année sur l’autre, qu’elles doivent réorganiser toute leur politique scolaire sans visibilité suffisante ni accompagnement.

Le Parti socialiste des Vosges demande donc un accompagnement financier et humain durable des collectivités, avec une véritable anticipation des évolutions démographiques.

La situation de Vaxoncourt illustre cette nécessité : alors que les effectifs diminuent globalement dans le département, certaines communes peuvent connaître une dynamique inverse.

C’est pourquoi les décisions doivent prendre en compte non seulement les effectifs à un instant donné, mais également les évolutions démographiques locales, les distances, les temps de transport, les conditions d’enseignement et l’avenir du bassin de vie concerné.

Et lorsqu’un regroupement scolaire est nécessaire, nous devons aussi nous demander quelles en sont les conséquences concrètes.

Combien de temps supplémentaire dans un bus pour un enfant de maternelle ou de primaire ?

Quel impact sur son bien-être et sa fatigue ?

Quelles conséquences pour les enseignants, les ATSEM, les AESH et les familles ?

Et quel bilan environnemental lorsque l’on multiplie chaque jour les kilomètres parcourus ?

L’organisation scolaire doit intégrer ces réalités humaines et environnementales.

Maintenir des écoles de proximité avec des effectifs raisonnables peut aussi être un formidable levier d’attractivité pour nos territoires.

Une jeune famille peut décider de rester dans un village, d’y revenir ou de s’y installer parce qu’elle y trouve une école, des services publics et une qualité de vie.

Cette qualité de vie passe également par la santé environnementale de nos enfants : les abords de nos écoles doivent être des espaces protégés autant que possible des pollutions et de l’exposition à des produits dangereux.

Nos territoires ruraux ne doivent pas devenir des territoires où les générations ne se renouvellent plus.

Ils doivent rester des lieux où des familles peuvent vivre, où des enfants peuvent grandir et où chacun peut construire son avenir.

Et dans nos villages, les cris des enfants ont toute leur place aux côtés du chant des oiseaux.

Voilà le choix que porte le Parti socialiste des Vosges : faire de la baisse démographique une occasion d’améliorer les conditions d’enseignement, de soutenir nos collectivités et de renforcer l’attractivité de nos territoires, plutôt qu’un prétexte pour poursuivre sans fin les suppressions.

MOINS D’ÉLÈVES NE DOIT PAS VOULOIR DIRE MOINS D’ÉCOLE.

La démographie peut baisser.

Notre ambition pour l’école publique, elle, ne doit pas baisser.