Les récentes annonces concernant les hôpitaux de Bussang, du Thillot et de Gérardmer rappellent une évidence : dans les Hautes-Vosges, la santé de proximité est un enjeu majeur d’égalité entre les territoires.
À Bussang et au Thillot, un nouveau projet d’établissement prévoit le développement d’une offre gérontologique adaptée au vieillissement de la population, avec le maintien d’environ 220 emplois et la création de nouveaux services. À Gérardmer, des travaux de modernisation sont engagés, le maintien des urgences est réaffirmé et un projet de nouvel hôpital est évoqué pour les prochaines années.
Ces annonces vont dans le bon sens. Elles montrent qu’il est possible d’investir dans les établissements de proximité et de répondre aux besoins des habitants des vallées. Elles devront désormais se traduire par des réalisations concrètes, des calendriers respectés et des moyens financiers à la hauteur des ambitions affichées.
Au-delà des bâtiments, c’est l’avenir même de notre système de santé qui est en jeu. Aucune politique de santé ne pourra réussir sans les femmes et les hommes qui la font vivre au quotidien. Les personnels soignants, administratifs, techniques et d’accompagnement doivent disposer d’effectifs suffisants, de conditions de travail dignes et d’une véritable reconnaissance. La qualité des soins dépend directement des moyens humains accordés aux établissements.
Le même engagement est nécessaire pour les résidents des EHPAD et leurs familles. Le vieillissement de la population vosgienne impose de développer un accompagnement respectueux de la dignité et de l’autonomie de chacun. Les établissements d’hébergement, les services de soins à domicile, les aidants et les professionnels de santé doivent être pleinement associés dans une véritable politique du bien vieillir.
Pour le Parti socialiste des Vosges, ces projets doivent s’inscrire dans une stratégie départementale de santé de proximité. Celle-ci doit reposer sur plusieurs priorités : renforcer durablement les hôpitaux locaux, garantir le maintien des services essentiels, notamment les urgences lorsqu’elles répondent aux besoins du territoire, développer les consultations spécialisées au plus près des habitants, améliorer l’attractivité des métiers de la santé et renforcer la coopération entre les établissements hospitaliers, la médecine de ville, les centres de santé et les services d’aide à domicile.
La santé ne peut pas être pensée uniquement sous l’angle budgétaire. Elle est un investissement pour l’avenir de nos territoires, pour l’attractivité des Hautes-Vosges et pour la qualité de vie de leurs habitants.
Les annonces concernant Bussang, Le Thillot et Gérardmer constituent une étape encourageante. Elles doivent désormais ouvrir une ambition plus large : garantir à chaque Vosgienne et à chaque Vosgien, où qu’il vive, un accès rapide, humain et durable à des soins de qualité. Parce que la santé de proximité est un droit, pas un privilège.
