Les Vosges comptent aujourd’hui près de 357 000 habitants, dans un département particulièrement vieillissant : on y recense 137 personnes de plus de 65 ans pour 100 jeunes de moins de 20 ans, l’un des indices de vieillissement les plus élevés du Grand Est.

Dans ce contexte, l’ouverture à Remiremont d’une Unité de Soins Palliatifs de 10 lits, la première de ce niveau dans le département, constitue une avancée importante. Elle vient s’ajouter aux 70 lits identifiés de soins palliatifs déjà répartis dans les établissements vosgiens.

Mais plusieurs questions demeurent.

80 lits au total pour plus de 357 000 habitants, est-ce suffisant pour répondre aux besoins d’un département rural et vieillissant ?

Comment garantir un accès équitable à cette expertise spécialisée pour les habitants de la Déodatie ou de l’Ouest vosgien, lorsque l’unique Unité de Soins Palliatifs se situe à Remiremont, à l’extrémité sud du département ?

Car les soins palliatifs ne se résument pas à des lits hospitaliers. Ils reposent également sur l’hospitalisation à domicile, les équipes mobiles, les soignants libéraux et les aidants, qui permettent à de nombreux patients d’être accompagnés chez eux lorsqu’ils le souhaitent.

Au moment où notre pays débat de la fin de vie, une exigence doit nous rassembler : la dignité et l’accompagnement ne doivent jamais dépendre de son code postal.