17 millions d’euros d’investissements privés annoncés. 80 emplois promis. Un projet industriel majeur abandonné. Et aujourd’hui, un aéroport menacé de déclassement.

Après des années de promesses, quel bilan peut-on réellement présenter aux Vosgiens ?

Depuis 2015, sous la présidence de François Vannson, le Conseil départemental a fait du développement de l’aéroport d’Épinal-Mirecourt une ambition économique pour notre territoire.

Pourtant, les difficultés persistent et l’avenir de cette infrastructure suscite de nouvelles inquiétudes.

DES PROMESSES AUX RÉSULTATS : LE COMPTE N’Y EST PAS

En 2019, le Département annonçait près de 17 millions d’euros d’investissements privés et 80 emplois autour de plusieurs projets : démantèlement d’avions, circuit automobile et établissement hôtelier.

Le circuit automobile a effectivement vu le jour. Mais le projet ADELOR, présenté comme une activité industrielle porteuse de dizaines d’emplois, a été abandonné en février 2024.

Cet abandon pose des questions : pourquoi ce projet n’a-t-il pas abouti ? Quels moyens ont été mobilisés ? Quelles conséquences pour l’emploi et le développement économique local ?

Une politique économique ne se mesure pas aux annonces, mais aux investissements réalisés et aux emplois réellement créés.

Le Parti socialiste des Vosges demande donc un bilan complet des financements publics engagés depuis 2015, des projets réalisés et des emplois créés.

Car défendre un équipement public ne signifie pas cautionner sans réserve sa gestion.

⚠️ UN DÉCLASSEMENT QUI INTERROGE SUR L’AVENIR

L’aéroport pourrait désormais perdre son statut de point de passage frontalier, qui permet notamment d’accueillir directement certains vols en provenance de pays extérieurs à l’espace Schengen.

Il ne s’agit pas d’une fermeture annoncée, mais cette évolution pourrait réduire son attractivité économique et compromettre certaines perspectives de développement.

L’État doit expliquer les raisons de cette éventuelle décision. Le Département doit, de son côté, présenter les démarches engagées pour préserver les capacités nécessaires à l’avenir de la plateforme.

Après des années d’investissements et de promesses, comment en sommes-nous arrivés à cette situation ?

LE 24 JUILLET, LE PARTI SOCIALISTE DES VOSGES PROPOSAIT DÉJÀ UN AUTRE AVENIR

Dans notre publication du 24 juillet 2026, intitulée « L’aéroport d’Épinal-Mirecourt peut être bien plus qu’un aéroport », nous défendions une vision qui dépassait le seul transport aérien.

À l’occasion de la première utilisation opérationnelle du pélicandrome, nous proposions de faire de cette infrastructure :

  • Un outil stratégique de sécurité civile pour les Vosges et le Grand Est.
  • Un lieu de formation aux métiers aéronautiques, du secours et de la gestion de crise.
  • Un pôle de maintenance et d’activités techniques.
  • Une plateforme pouvant accueillir des usages sanitaires et médicaux.
  • Un levier de développement économique et d’emplois qualifiés.

Le 15 août, une nouvelle utilisation du pélicandrome pour lutter contre un incendie dans les Ardennes est venue confirmer l’intérêt de cette orientation.

Nous n’avons pas attendu la menace de déclassement pour défendre une autre ambition. Et les événements récents rendent cette réflexion plus nécessaire encore.

PASSER DES INTENTIONS À UN VÉRITABLE PROJET TERRITORIAL

Aujourd’hui, le Parti socialiste des Vosges propose d’engager un plan de développement sur cinq ans, de 2027 à 2032, associant l’État, la Région Grand Est, le Département, les collectivités locales, les entreprises et les acteurs de la formation.

Notre priorité est de consolider le rôle de l’aéroport dans la sécurité civile, tout en développant les formations, les activités industrielles et les emplois durables.

Nous demandons également que les conséquences du déclassement envisagé soient précisément évaluées avant toute décision.

Ce projet devra reposer sur des financements identifiés, des engagements réalistes et un bilan public annuel.

Pas de nouvelles promesses sans engagements vérifiables. Pas de financements publics sans transparence.

LES VOSGES MÉRITENT MIEUX QU’UN LENT DÉCLIN

Le Parti socialiste des Vosges refuse deux impasses : laisser progressivement perdre à cet équipement ses capacités de développement ou continuer à le financer sans perspective suffisamment claire.

L’exécutif départemental doit assumer le bilan de sa politique. Mais il est encore temps de construire un avenir différent.

Nous défendons un aéroport utile à la protection de nos forêts, à la sécurité des populations, à la formation des jeunes et au développement économique de l’Ouest vosgien.

Après les promesses, nous voulons des résultats. Après les projets abandonnés, nous voulons une véritable stratégie.

L’aéroport d’Épinal-Mirecourt ne doit pas devenir le symbole d’une ambition départementale qui s’éteint. Il doit redevenir un outil au service de l’avenir des Vosges.

Le Parti socialiste des Vosges entend porter cette ambition.