Les derniers chiffres officiels disponibles montrent à quel point la situation de l’eau reste préoccupante dans les Vosges.
Au 4 septembre, 4 communes vosgiennes étaient encore alimentées par camion-citerne.
Une vingtaine de communes, représentant environ 7 000 habitants, connaissaient des tensions sur leur ressource.
Près de 80 autres communes étaient identifiées comme présentant un risque de tension quantitative.
Depuis le 17 juillet, l’ensemble du département des Vosges est placé au niveau crise sécheresse, le niveau le plus élevé. Le 4 septembre, le préfet a décidé de maintenir ce niveau et les restrictions associées.
Les restrictions sont nécessaires.
Mais elles ne peuvent pas constituer notre seule politique de l’eau.
Dans les Vosges, de nombreux outils existent déjà : diagnostics des réseaux, protection des captages, travaux sur les canalisations, interconnexions entre réseaux, actions en faveur des zones humides ou encore accompagnement technique et financier des collectivités.
En Déodatie, un premier Contrat de Territoire Eau et Climat avait identifié 58 actions représentant près de 30 millions d’euros d’investissements entre 2021 et 2024.
Ce partenariat a depuis été renouvelé pour 2025-2028, avec environ 22 millions d’euros d’investissements envisagés, dont 10 millions d’euros d’aides.
Ces politiques sont nécessaires.
Mais la situation de l’été 2026 montre qu’il faut désormais aller plus vite et concentrer les investissements là où la vulnérabilité est la plus forte.
Pour le Parti socialiste des Vosges, les dispositifs existants doivent maintenant déboucher sur une programmation publique pluriannuelle de sécurisation de l’alimentation en eau potable dans le département.
Il ne s’agit pas de créer un énième plan.
Il s’agit de rendre clairement visibles les besoins, les priorités, les travaux à réaliser et les financements.
Pour les territoires aujourd’hui en tension ou identifiés comme particulièrement vulnérables, nous souhaitons que puissent être rendus publics :
➡️ l’état de la ressource disponible ;
➡️ le rendement des réseaux et le niveau des pertes d’eau ;
➡️ l’état des captages et leur niveau de sécurisation ;
➡️ les interconnexions existantes et celles qui restent nécessaires ;
➡️ les travaux prioritaires à engager ;
➡️ leur coût ;
➡️ les financements mobilisés ;
➡️ leur calendrier de réalisation.
Les petites communes rurales ne doivent pas être laissées seules face à des investissements qu’elles ne peuvent parfois pas assumer.
La solidarité entre territoires doit permettre de traiter en priorité les secteurs les plus fragiles.
Nous devons également poursuivre et accélérer la protection des captages, la restauration des zones humides et la préservation des sols, qui jouent un rôle essentiel dans notre capacité à conserver l’eau sur nos territoires.
Cette orientation rejoint pleinement les propositions portées par les socialistes pour adapter nos territoires au changement climatique, investir dans les réseaux et garantir durablement l’accès à l’eau.
Les Vosges disposent déjà d’outils, de compétences et de projets.
Mais alors qu’au 4 septembre, 4 communes devaient encore être ravitaillées par camion-citerne, qu’une vingtaine connaissaient des tensions et que près de 80 autres étaient identifiées à risque, nous devons changer de rythme.
La prochaine étape ne peut plus être seulement un nouveau constat.
Elle doit être l’investissement, la planification et la transparence.
L’eau est un bien commun. Garantir son accès à tous et préparer l’avenir est une responsabilité publique.
Parti socialiste — Fédération des Vosges
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