Trois mois après les élections municipales, un constat s’impose : l’extrême droite continue de progresser dans notre pays comme dans notre département.
Pour la première fois de son histoire, les Vosges comptent un maire issu du Rassemblement national. Lors des dernières législatives, deux députés RN ont été élus dans notre département. Et à moins d’un an de l’élection présidentielle, les enquêtes d’opinion placent régulièrement l’extrême droite parmi les principales forces politiques du pays.
Cette réalité ne peut être ignorée.
Pour autant, nous commettrions une erreur en nous contentant de dénoncer le Rassemblement national ou de caricaturer ses électeurs.
Car derrière cette progression se trouvent aussi des difficultés bien réelles : l’accès aux soins de plus en plus compliqué, les services publics qui s’éloignent, les inquiétudes liées au pouvoir d’achat, les difficultés de logement, la désertification de certains territoires ou encore le sentiment d’être oublié des décisions nationales.
Ces préoccupations sont légitimes. Elles appellent des réponses concrètes.
Mais elles ne doivent jamais conduire à remettre en cause ce qui fait la force de notre République.
Nous refusons une société qui oppose les Français les uns aux autres.
Nous refusons une société qui cherche des boucs émissaires à chaque difficulté.
Nous refusons une société qui fragilise les associations, la culture, les contre-pouvoirs ou les libertés publiques.
Car partout où l’extrême droite exerce des responsabilités, les tensions avec le monde associatif, culturel ou avec les acteurs de la solidarité ne sont jamais très loin.
Pour notre part, nous assumons pleinement nos valeurs.
Nous sommes attachés à la République, à la laïcité et à la démocratie.
Nous sommes attachés à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination.
Nous sommes attachés aux droits des femmes, aux libertés individuelles et au respect de chaque citoyen, quelle que soit son origine, sa religion, son orientation sexuelle ou son identité.
Nous sommes attachés à la culture, à l’éducation populaire, à la vie associative et au dialogue social.
Nous sommes également attachés à la France.
Et nous refusons de laisser croire que l’amour de son pays appartiendrait à l’extrême droite.
Nous sommes fiers de notre histoire républicaine, de notre langue, de notre culture, de notre modèle social et de nos territoires.
Nous sommes fiers d’être français.
Et nous sommes également fiers d’être européens.
Parce que l’Europe n’efface pas la France. Elle lui permet d’être plus forte dans un monde toujours plus instable.
À l’approche de 2027, notre responsabilité n’est pas seulement d’alerter sur les dangers de l’extrême droite.
Elle est de construire une alternative.
Le Parti socialiste doit retrouver sa vocation première : être un parti de gouvernement, capable de transformer la société tout en assumant les responsabilités de l’exercice du pouvoir.
Une alternative capable de répondre aux attentes des Français sur le pouvoir d’achat, la santé, l’éducation, le logement, l’emploi, la sécurité et l’avenir de nos territoires.
Une alternative fidèle aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Une alternative qui redonne confiance dans l’action publique.
C’est le défi qui attend aujourd’hui le Parti socialiste.
C’est aussi le sens de notre engagement dans les Vosges.
POUR UNE GAUCHE UTILE, POPULAIRE ET RESPONSABLE.
